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Fiche de Georges Feydeau

Nom:Georges Feydeau
Evènements:[archive] Le Dindon [auteur]
[archive] Un Fil à la Patte [auteur]
[archive] L'hôtel du Libre Echange [auteur]
Bio:
Issu d'une famille d'ancienne noblesse, les Feydeau de Marville, Georges est le fils d'Ernest Feydeau, coulissier en bourse et écrivain et d'une belle polonaise, Léocadia Zelwska, qui à l'époque de son mariage était la maîtresse du Duc de Morny.
La vocation dramatique de Feydeau s'éveille dès l'âge de sept ans et il interrompt ses études avant le baccalauréat pour se consacrer au théâtre. À quatorze ans, il fonde avec son condisciple de lycée, Adolphe Louveau, le cercle des Castagnettes, association dont l'objet est de donner des représentations dramatiques et des concerts. Il s'essaie à l'écriture de pièces en un acte ou de monologues qu'il lui arrive d'interpréter lui-même. Il fréquente des acteurs comme les frères Coquelin et Galipeau, des auteurs débutants comme Maurice Desvallières, avec lequel il écrira plusieurs pièces, Léo Clarétie, Albert Guinon. Par ailleurs, il rencontre chez sa mère, remariée au chroniqueur Henri Fouquier après le décès de son père, des personnalités du monde des lettres et notamment Alexandre Dumas fils, ami de la famille. Il se produit également avec ses monologues dans de nombreux salons parisiens, dont celui de la princesse Mathilde où il se fera de précieuses relations. En 1882, à dix-neuf ans, il donne sa première pièce Par la fenêtre, qui reçoit un accueil favorable. En 1886, il remporte un assez beau succès avec Tailleur pour dames avant de connaître une suite d'années difficiles.
L'auteur, qui connaît alors de graves difficultés financières, songe à devenir comédien, mais les projets proposés n'aboutiront pas. Cette année-là, il épouse la très belle Marianne Carolus-Duran, fille d'un des plus célèbres artistes peintres de l'époque. Ce mariage d'amour s'accompagne d'heureuses retombées financières car la dot de Marianne lui perm et d'envisager plus sereinement une carrière d'auteur dramatique.

Le triomphe viendra enfin en 1892 avec, coup sur coup, Monsieur chasse !, Champignol malgré lui, Le système Ribadier. Dès lors, Feydeau connaît une suite ininterrompue de succès, tant en France qu'en Europe, et même aux Etats-Unis, avec notamment Un fil à la patte (1884 ), Le dindon (1896), La dame de chez Maxim (1899), La main passe (1904 ), La puce à l'oreille (1907) et Occupe-toi d'Amélie (1908).
Mais si l'auteur est comblé, l'homme est plutôt taciturne. Son mariage bat de l'aile. Bien que l'on manque singulièrement d'informations sur sa vie, il semblerait que son existence de noctambule et sa passion du jeu soient à l'origine de cette dégradation. En effet, un des moyens pour Feydeau d'échapper à la monotonie quotidienne, c'est la vie de café. Ses restaurants préférés sont Maxim's et Prunier. Chez Maxim's, il a une table réservée en permanence et il peut observer jusque tard dans la nuit une faune cosmopolite qui attire sa curiosité.

"Feydeau chez Maxim's, c'est Molière à Pezenas" dira l'un de ses contemporains. Le jeu, son autre passe - temps favori, lui procure des émotions fortes. Il joue à tous les jeux : la bourse, les courses, le baccara, le trente et quarante, la roulette, aussi bien dans les tripots les plus malfamés que dans les cercles les plus aristocratiques. Il y engloutira des sommes énormes. Les disputes avec Marianne éclatent à tous propos, notamment au sujet de l'éducation des enfants. En 1904, sa femme demande la séparation judiciaire afin de préserver sa propre fortune. En 1909, Feydeau quitte le domicile conjugal et s'installe à l'hôtel Terminus. Le divorce est prononcé en 1916 aux torts du mari qui doit verser à son épouse une pension alimentaire.
Hiver 1918/1919 : Il contracte la syphilis et sombre dans la folie. Il est interné dans un centre à Rueil-Malmaison où il décède ra le 5 juin 1921 à l'âge de 58 ans.