| Nom: | Paul Valéry |
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| Evènements: | [archive] L'idée fixe [auteur] |
| Bio: |
Ecrivain, poète, philosophe né en 1871 à Sète et mort à Paris en 1945.
Après une scolarité suivie à Sète, chez les dominicains, il poursuit ses études secondaires au lycée de Montpellier, où il commence des études de droit en 1889. La même année, il publie ses premiers vers, d'inspiration symboliste, dans la Revue maritime de Marseille. Dans la nuit du 4 au 5 octobre 1892, il connaît à Gênes ce qu'il décrit comme une grave crise existentielle, dont il sort avec la volonté de répudier les idoles de la littérature, de l'amour, de ce qu'il appelle l'imprécision, pour consacrer l'essentiel de son existence à ce qu'il nomme "la vie de l'esprit". Ses Cahiers en sont témoins, dans lesquels il rédige chaque matin, à l'aube, toutes ses réflexions. La poésie reste un élément crucial dans son écriture. En 1894, il s'installe à Paris, où il travaille comme rédacteur au ministère de la Guerre, et où il se lie avec Paul Léautaud. C'est après une période consacrée à la connaissance de soi qu'il se met à l'écriture quotidienne de ses "Cahiers", alors qu'il est devenu Secrétaire particulier d'Édouard Lebey, administrateur de l'agence Havas. En 1900, il épouse Jeannine Gobillard, dont il a trois enfants. En 1917, sous l'influence d'André Gide, il revient à la poésie avec "La Jeune Parque", recueil publié chez Gallimard. Suit en 1920, un autre grand poème, "Le Cimetière marin" (en référence au cimetière de S!te où il sera enterré), puis le recueil, Charmes (1922). Admirateur d'Arthur Rimbaud et Stéphane Mallarmé, il privilégie dans sa poésie la maîtrise formelle sur l'inspiration : "Mes vers ont le sens qu'on leur prête.", écrit-il. Après la Première Guerre mondiale, sa célébrité fait de lui un "poète officiel". Il multiplie alors les titres d'honneur : 1925 : il est élu membre de l'Académie française. 1932 : il entre au conseil des musées nationaux 1933 : il est nommé administrateur du Centre universitaire méditerranéen de Nice 1936 : il est nommé président de la Commission de synthèse de la coopération culturelle pour l'exposition universelle 1937 : on crée pour lui la chaire de poétique au Collège de France 1939 : il devient président d'honneur de la SACEM. Parallèlement, il poursuit une oeuvre exigeante, concentrant sa réflexion sur le temps, le devenir de la civilisation(" Nous autres civilisations savons maintenant que nous sommes mortelles "), les sciences... Parmi ses interlocuteurs privilégiés, quelques Raymond Poincaré, Louis de Broglie, Henri Bergson et Albert Einstein. Sous l'Occupation, refusant de collaborer, il perd son poste d'administrateur du Centre universitaire de Nice. Il meurt le 20 juillet 1945, quelques semaines après la fin de la Seconde Guerre mondiale. A la demande de Charles de Gaulle, il bénéficie de funérailles nationales, avant d'être inhumé à Sète, au cimetière marin, comme il l'avait souhaité. |