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Fiche de Jean-Pierre Vincent

Nom:Jean-Pierre Vincent
Photos:
Jean-Pierre Vincent
Evènements:[archive] L'école des femmes [metteur en scène]
Bio:
Acteur et metteur en scène français né à Paris

Sa vie théâtrale remonte à ses années de lycée. A Louis Le Grand, avec Patrice Chéreau, Jérôme Deschamps, Hélène Vincent, Jean Benguigui, entre autres, il anime le Groupe Théâtral, commence à s'essayer lui-même à la mise en scène (Kleist, Henry Monnier). Avec Chéreau, l'aventure se poursuit du côté de Gennevilliers et de Sartrouville jusqu'en 1968, lorsque la rencontre avec Jean Jourdheuil l'amène à signer une première mise en scène : "La Noce chez les petits-bourgeois", de Brecht, au Théâtre de Bourgogne. Suivront, jusqu'en 1971, "Tambours et trompettes" de Brecht (Théâtre de la Ville), "Le marquis de Montefosco" d'après Goldoni (Grenier de Toulouse), "La Cagnotte" d'après Labiche (T.N.S.), "Capitaine Schelle Capitaine Ecco" de Rezvani (T.N.P. Chaillot). C'est également au cours de ces années qu'il fait la connaissance de Gérard Desarthe, Maurice Bénichou, Philippe Clévenot, Jean-Louis Hourdin, Olivier Perrier, Geneviève Mnich, André Engel. Jusqu'en 1974 (date à laquelle il co-met en scène "Timon d'Athènes" avec Peter Brook pour l'ouverture des Bouffes du Nord,
ainsi qu' "En r'venant d'l'expo", de Jean-Claude Grumberg, à l'Odéon), Vincent travaille sur Brecht, Bûchner, Vichnevsky, dans le cadre de la Compagnie Vincent-Jourdheuil. Un an plus tard, il prend la tête du Théâtre National de Strasbourg, qu'il dirige jusqu'en 1983. A ses côtés, le riche collectif artistique permanent, composé d'acteurs, d'auteurs, de dramaturges et de metteurs en scène (en font notamment partie Michel Deutsch, Bernard Chartreux, André Engel) fait du TNS un chapitre essentiel de l'histoire des scènes françaises : citons "Germinal" d'après Zola (création collective), "Le Misanthrope" de Molière, "Vichy-Fictions" de Bernard Chartreux et Michel Deutsch, "Le Palais de Justice, Dernières nouvelles de la peste" de Bernard Chartreux.

Pendant cette époque, Vincent signe ses premières mises en scène d'opéra et assume pendant trois ans la présidence du
SYNDEAC.

A l'issue des années TNS, Vincent est nommé administrateur général de la Comédie-Française. Il y met en scène, entre 1983 et 1986, "Félicité" de Jean Audureau, "Le Suicidé" de Nicolaï Erdmann, "Le Misanthrope" dans une nouvelle version, "Macbeth" de
Shakespeare, "Six personnages en quête d'auteur" de Pirandello (Théâtre de l'Europe). Il se met ensuite en vacances de l'institution théâtrale jusqu'en 199O (tout en restant
professeur au Conservatoire jusqu'en 1992). Aidé de quelques proches collaborateurs (Bernard Chartreux, dramaturge ; Jean-Paul Chambas, peintre ; Patrice Cauchetier, costumier ; Alain Poisson, éclairagiste), Vincent crée "Le Mariage de Figaro" (Chaillot,
Grand prix de la Critique, deux Molières), "On ne badine pas avec l'amour" de Musset (Sartrouville), "Le faiseur de théâtre" de Thomas Bernhard (TNP Villeurbanne), "Oedipe et les Oiseaux" de Sophocle et Aristophane/Bernard Chartreux (Nanterre-Amandiers). En 199O, Vincent prend la direction du Théâtre des Amandiers, à Nanterre. Il y restera onze ans, développant des associations avec Georges Aperghis, Théâtre et Musique (direction : Antoine Gindt) ou Stanislas Nordey. Au nombre de ses créations : "Les Fourberies de Scapin" de Molière, "Princesses" de Fatima Gallaire (Prix de la meilleure création française), Enfants du Siècle/Tétralogie Musset, "Un Homme Pressé" de Bernard Chartreux, "Woyzeck" de Büchner, "Thyeste" de Sénèque, "Karl Marx, Théâtre inédit" d'après Derrida / Shakespeare / Marx / Chartreux, "Le Jeu de l'Amour et du hasard" de Marivaux, "Lorenzaccio" de Musset, "Homme pour homme" de Brecht, "Le Drame de la vie" de Valère Novarina, "L'Echange" de Paul Claudel.

En 2OO1, il fonde avec Bernard Chartreux la Compagnie Studio Libre et crée dans ce cadre "Les Prétendants"(Grand prix de la Critique) et "Derniers remords avant l'oubli" de Jean-Luc Lagarce (Théâtre de la Colline, Théâtre de l'Odéon), "11 Débardeurs" d'Edward Bond (spectacle pour jeune public, Maison du geste et de l'image, Théâtre de la Colline, région PACA), "Antilopes" d'Henning Mankell (Théâtre du Rond-Point), "L'éclipse du 11 Août" de Bruno Bayen (Théâtre de la Colline), "Le Silence des communistes" de Vittorio Foa/Miriam Mafaï/Alfredo Reichlin (Festival d'Avignon 2OO7).

Dès l'époque où il dirigeait l'école du TNS, Jean-Pierre Vincent a toujours attaché la plus grande importance aux questions de pédagogie et de transmission. Outre sa charge d'enseignement au CNSAD et ses nombreux stages de formation de professeurs d'option A3, Vincent a noué depuis 1996 un rapport privilégié avec l'Ecole Régionale d'Acteurs de Cannes, assurant les spectacles de sortie de plusieurs promotions : "Pièces de Guerre" d'Edward Bond (1996), Le fou et sa femme, ce soir, dans "Pancomedia" de Botho Strauss (2OO2), La mort de Danton de Büchner (2OO5), Une Orestie d'Eschyle, texte français de Bernard Chartreux d'après la version allemande de Peter Stein(2OO7).