[critique]
My father, my lord


La foi et la beauté
par Anne Eyrolle le 18-04-08
Rabbin dans une communauté ultra orthodoxe de Jérusalem, Rabbi Abraham consacre toute sa vie à l'étude et à l'enseignement de la Torah. Son jeune fils Menahem se laisse former, sans conviction ni résistance, à ce mode de vie dicté par la loi juive, ses restrictions, ses exigences, ses interdits et ses obligations.
Lui-même élevé dans la religion juive orthodoxe, le réalisateur David Volach a voulu, avec son premier long, livrer un témoignage fidèle de cette éducation si particulière, de la manière dont elle façonne le regard et la conception de la vie des enfants dès leur plus jeune âge. A travers le regard du jeune Menahem, le spectateur plonge dans le quotidien méditatif et laborieux d'une communauté religieuse et, comme l'enfant, se refuserait à tout jugement, tant la caméra de Volach sait se faire objective et naturellement descriptive. Ce qui n'empêche pas le scénariste de soulever très (trop) discrètement la question des limites de la foi.
"My father my lord" livre indiscutablement un beau travail de réalisation : l'image est de bout en bout maîtrisé avec un sens rare du sublime. Mais ce film reste une méditation, bien plus qu'une immersion profonde dans la vie d'une famille orthodoxe. Il manque de la matière et peut-être de l'engagement qui, sans trahir les intentions esthétiques du réalisateur, auraient permis d'accélérer naturellement le rythme et d'éviter l'ennui.
[actualité]
Fiche cinéma
Affiche
La mer Morte comme une mise à l'épreuve d'une foi imperturbable.
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